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  • Photo du rédacteurCécile HENNEQUIN-PAVAGEAU

Intelligence Artificielle : Miracle ou Menace ?

Dernière mise à jour : 20 avr. 2023

Depuis plusieurs semaines, le monde du digital frissonne à l'annonce d'une révolution fraichement débarquée : ChatGPT !

Application quasi-miraculeuse pour les uns (elle aurait le pouvoir de vous rendre millionnaire en quelques clics selon certains...) ou menace pour la civilisation pour les autres (elle pourrait remplacer l'Homme, lui instiller sournoisement des messages subliminaux, être instrumentalisée à des fins peu avouables...)

Alors, que penser de ces nouveaux outils et signent-ils la fin de l'humanité telle que nous la connaissons ?


Tout d'abord, il convient de se poser une question fondamentale : ChatGPT est-il réellement une révolution ?


Dans l'absolu, non. OpenAI n'a rien inventé et il existe déjà une multitude d'outils capables de s'enrichir de tout ce qui a une interaction avec eux-mêmes pour produire des contenus ou exécuter des tâches, d'ordinaire dédiées à l'Humain.

Depuis les balbutiements de la transformation digitale et l'invasion des technologies numériques, les IA sont partout ! Dans le cas présent, ce sont les implications sur la vie des entreprises qui nous intéresse.


On distingue deux types d'IA:

  • L'IA faible se concentre sur la réalisation de tâches spécifiques, telles que la reconnaissance de voix ou d'image, la recommandation de produits ou la prédiction de résultats financiers. Les systèmes d'IA faible sont souvent développés pour répondre à des besoins spécifiques et ne sont pas capables de généraliser leurs connaissances à d'autres domaines.

  • L'IA forte, en revanche, vise à créer des systèmes capables de réaliser des tâches générales associées à l'intelligence humaine, comme la compréhension du langage naturel ou la résolution de problèmes complexes. Ce type d'IA est encore en développement et n'a pas encore été atteint à ce jour.

Si on ajoute des considérations métaphysiques, on peut considérer que l'IA faible est capable d'apprendre et d'optimiser la prédiction de modèles automatiques mais elle ne peut pas avoir d'intérêt ou de velléité de prise de décision pour elle-même.

En revanche, avec les IA fortes, les scenarii des films d'anticipation ne sont plus si irréalistes. Car elles supposent qu'elles sont conscientes de leur existence et la frontière vers l'instinct de survie ne serait plus si éloignée. Nous n'en sommes pas là....


L'IA est-elle un remède miracle à tous les problèmes économiques des entreprises ?


L'IA joue un rôle important dans la transformation numérique des entreprises, en permettant d'automatiser des tâches, d'analyser des données, de personnaliser les expériences client, de développer des produits innovants, et d'améliorer l'efficacité opérationnelle. Les entreprises qui intègrent l'IA dans leur stratégie de transformation numérique sont, sur le papier, mieux positionnées pour réussir dans un environnement en constante évolution.


Pour autant, l'IA ne résout pas les problèmes inhérents à toute transformation, qu'elle soit digitale ou non : si elle est mal conçue, mal anticipée, mal expliquée, elle génère des risques majeurs pour le management et des coûts exorbitants.


L'IA peut certainement offrir des avantages significatifs pour les entreprises en améliorant leur efficacité, leur productivité et leur rentabilité. Cependant, il est important de noter que l'IA n'est pas un remède miracle.


Les avantages de l'IA dépendent de nombreux facteurs, tels que la qualité des données sur lesquelles elle est entraînée, la qualité de son algorithme et de son modèle, ainsi que de l'expertise de l'équipe qui la développe et la gère. En outre, l'IA est mieux adaptée à certaines tâches que d'autres, et peut ne pas être la meilleure solution.


Les IA peuvent prendre des décisions en toute autonomie, ce qui peut entraîner une perte de contrôle pour les entreprises. Si les IA ne sont pas correctement conçues ou réglementées, cela peut entraîner des décisions imprévisibles ou inappropriées.


En outre, l'IA peut présenter des défis et des coûts pour les entreprises, tels que des coûts élevés de développement et de mise en œuvre, des risques pour la sécurité des données et de la vie privée, ainsi que des risques pour l'emploi et la gestion des ressources humaines.



L'IA peut-elle, à terme, remplacer l'humain en entreprise... et ailleurs ?


Sans nous improviser devins, on peut déjà poser de grandes limites (souhaitables au demeurant) à la "révolution IA".

Apprendre à anticiper sur la base de mécanismes et de règles mathématiques ou automatiques est déjà un grand pas en avant. Apprendre à un algorithme à calibrer son système de valeurs morales et éthiques et à se doter d'un libre arbitre, relève du fantasme... pour le moment.


L'IA peut certainement remplacer certaines tâches qui étaient auparavant effectuées par des humains en entreprise. Les tâches répétitives, prévisibles et nécessitant peu d'interactions humaines peuvent être automatisées avec l'IA. Cela peut inclure la collecte et l'analyse de données, la classification de documents, la réponse à des requêtes simples de la part des clients, la planification de la chaîne d'approvisionnement et la surveillance des équipements.


Cependant, les tâches qui nécessitent de l'empathie, de la créativité, de la pensée critique et de l'interaction sociale requièrent des humains parce qu'ils apportent un jugement moral et éthique, ainsi que de l'expérience et de l'expertise dans des domaines spécialisés. Et surtout, ils sont influencés par leurs émotions et leurs sentiments.


En d'autres termes, les IA comme ChatGPT ne se "mouillent" pas. Elles n'ont ni opinion, ni sentiment. Certains diront que c'est là leur force, puisqu'elles ne subissent, par essence, aucun biais cognitif. À mon sens, c'est aussi là leur très grande limite.

D'abord parce qu'elles sont vouées à interagir avec des entités truffées de biais, nous ! et donc, sans nous comprendre dans notre complexité et notre irrationalité, elles souffrent elles-mêmes d'un biais majeur.

Ensuite parce que nos biais cognitifs sont une force à partir du moment où nous sommes conscients de leur existence et savons les détecter dans les influences qu'ils ont sur nos choix.


Sont-elles capables de penser à notre place ? Clairement non et heureusement. Le seront-elles dans l'avenir ? Elles pensent déjà, d'une certaine manière mais pas comme nous. Elles sont de très bons auditeurs, capables de vous donner tous les tenants et aboutissants d'un problème, même complexe, en quelques secondes. Pour autant, elles ne résoudront rien sans vous...


Pour conclure, je dirais que cet article a été rédigé à l'aide de Chat GPT. Oui, nous avons cédé à la tentation avec une forme de méfiance bien légitime, étant donné notre activité de consultants. Et puis, nous ne voulons pas mourir idiots !

En revanche, si Chat GPT nous a fourni de la donnée, des éléments de réflexion, il a été incapable de répondre à la question de son propre avenir ou d'analyser les conséquences de ses propres réponses. Bref, nous sommes encore, pour quelque temps du moins, une espèce en voie d'innovation et non d'extinction !


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